Un réacteur très particulier
Le statoréacteur ( "stato" pour statique ) est un réacteur très particulier puisqu'il ne comporte aucune pièce mobile. C'est le plus simple des moteurs pour avions que l'on puisse imaginer. Il s'agit simplement d'un cylindre dans lequel on fait brûler un carburant. Il a été utilisé sur quelques avions expérimentaux notamment le Griffon et la série des avions Leduc qui avaient en commun une silhouette inimitable.
Adapté aux hautes vitesses ( entre Mach 1 et Mach 5 ), il est utilisé principalement de nos jours à des tâches très spécifiques comme la propulsion de missiles.
Nord 1500 Griffon
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Protoype Nord 1500 Griffon équipé d'un turboréacteur pour le décollage et d'un statoréacteur pour les hautes vitesses.
Pour en savoir plus sur le Griffon : avions.legendaires.free.fr
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Certaines sources évoquent des versions améliorées des statoréacteurs qui pourraient faire voler des avions hypersoniques plus ou moins secrets. A l'heure actuelle, il ne s'agit que de spéculations.
Fonctionnement du statoréacteur
La statoréacteur est prévu pour fonctionner à grande vitesse. L'air s'engouffre alors avec une forte pression dans l'entrée d'air, rencontre du carburant ( kérosène ) pulvérisé par des injecteurs. La combuston qui s'ensuit produit une grande quantité de gaz chauds éjectés avec force à l'arrière du statoréacteur. Une grille est disposée dans la tuyère d'éjection de manière à régulariser la combustion.

Le statoréacteur ne fonctionne réellement qu'à des vitesses supérieures à 500 km/h et s'avère très gourmand en kérosène. Il est donc inadapté aux phases de décollage et d'atterrissage, c'est ce qui explique son utilisation très anecdotique dans l'aviation moderne.
En théorie, le statoréacteur n'a pas de vitesse limite, il peut accélérer indéfiniment aussi longtemps qu'il reste du dioxygène dans l'air. Cependant, il est en pratique limité aux basses vitesses hypersoniques ( de l'ordre de Mach 5). Au delà de cette limite, l'élévation de la température de l'air absorbé dégradent les performances.